Rétro 2006 : Cinéma réalité
Par La Rédaction, le 15 janvier 2007 2007 - hiver - 14:15
Si l’on peut considérer l’année 2006 comme relativement décevante, elle restera cependant marquée par un mouvement assez clair de cinéma réalité. Tandis que le cinéma américain est clairement redevenu politique, le cinéma mondial semble s’être pris de passion pour les histoires vraies. Qu’il s’agisse de faits historiques, de sujets d’actualité ou de simples faits divers, la tendance a clairement été à la représentation du réel.

En traitant de sujets ayant une raisonnance forte dans la réalité — typiquement les premiers films abordant frontalement le 11 septembre — le cinéma travaille non pas à intégrer le spectateur dans un monde ou un récit qui lui est étranger, mais s’empare de schémas et de représentations existantes pour produire un discours. Ainsi, très souvent cette année, l’essentiel se jouait à la frontière entre le film lui-même et notre conception des faits auxquels il faisait référence. Dans Vol 93, la mise en scène anxieuse de Paul Greengrass donne lieu à un film décevant mais témoigne du sentiment d’incrédulité suscité par les événements du 11 septembre. Dans World Trade Center, film catastroph(ique) d’Oliver Stone, la réalité du traumatisme prend le dessus au point de ne faire du long-métrage plus que l’expression tremblante d’un héroïsme mystique. Plus le cinéma se confronte à la réalité plus il évoque, à la marge, le fantasme de son absorption et de sa reconstruction par le cinéma.

Dans son rapport à la réalité, le cinéma s’est également montré hautement politique. C’est bien sûr le cas de films tels que Good night, and good luck, Syriana (deux films liés à la personne de George Clooney, porte-drapeau du nouvel Hollywood politique) ou encore Le Caïman de Nanni Moretti, somptueux portrait de l’italien moyen qui, entre ses problèmes familiaux et son métier de cinéaste de genre, s’interroge sur le cas Berlusconi. Outre les films ouvertement politiques, plusieurs films, comme notamment Indigènes ou Le Vent se lève, ont clairement affiché une volonté de réhabiliter des aspects oubliés de l’histoire. Le retour en force d’un cinéma explicitement militant restera donc sans doute l’un des faits marquants de l’année, d’autant que des considérations politiques continuent à se glisser dans les oeuvres de fictions des auteurs holywoodiens (la critique du Patriot Act dans Les Infiltrés de Scorsese ou la remise en cause de l’image du soldat héros dans Mémoires de nos pères d’Eastwood).

Toutefois, l’Histoire n’a pas tout le temps donné lieu à des films fortement engagés mais a également été une source d’inspiration importante pour les auteurs. Tandis qu’Alexandre Sokourov s’est intéressé au personnage de Hiro Hito, présenté comme un dieu contraint à rejoindre le monde des hommes (Le Soleil), pour compléter sa trilogie sur les tyrans du XXème siècle (voir Moloch et Taurus), Steven Spielberg est revenu avec Munich sur la vengeance organisée par les services secrets israéliens suite à l’exécution des athlètes pris en otage lors des Jeux Olympiques de Munich. Dans ces deux films le propos politique n’est pas explicite mais peut être lu en substance, dans la plastique du film de Sokourov ou dans le travelling final de Munich sur les Twin Towers. Les personnages et les décors historiques ont également servi de matière à des cinéastes cherchant à explorer leur dimension iconique. C’est le cas de Terrence Malick, dans Le Nouveau monde, où la reconstruction d’un espace vierge sert de cadre à une lente méditation sur le "sauvage", mais aussi de Sofia Coppola qui fait du château de Versailles la métaphore grandiose d’une jeunesse engloutie.

Le cinéma 2006 a souvent eu des allures "rétro" ou "vintage" (Les Berkman se séparent, 0SS 117, Changement d’adresse, C.R.A.Z.Y., Requiem, The Last show...), reflétant ainsi la quête d’une authenticité qui semble n’appartenir plus qu’aux objets passés ou usés. Dans ce passage en revue du cinéma réalité on aurait presque tendance à oublier les rois du "rétro-chic" : avec du bon (Truman Capote) et du moins bon (Walk the Line), l’année 2006 aura en effet eu son lot de biopics. Genre à part et adoré d’Hollywood, la biographie filmée reste une valeur sûre. Dès début 2007 d’ailleurs, Marion Cotillard incarnera Edith Piaf (La Môme sort le 14 Février 2007).

2006 est donc l’année du cinéma réalité, mais n’est pas nécessairement marquée par une poussée massive du réalisme. Si quelques bons films ont certes arboré un style quasi-documentaire (Wassup rockers, Bamako, Shortbus, La Raison du plus faible, Libero...) on a plus souvent constaté une approche esthétique du réel, voire, dans quelques cas, sa confrontation au fantastique (Le Labyrinthe de Pan, Scoop, Les Anges exterminateurs...).

Nous évoquions au début de cet article ce qu’il y avait à la marge entre le cinéma et la réalité ; citons donc pour finir les deux personnages star de cette année ciné-réel. D’abord Borat, bien sûr, archétype d’une société américaine qui doute au point de porter sur elle-même le regard faussement candide de ce grand type plus trash que burlesque. Borat est à la lisière car pendant tout le film on cherche en vain à distinguer le vrai du faux et, parfois, à cause de cela, on peine à rire. Enfin Zidane, évidemment, cristallisé en mai dans le cinéma avec Zidane, Un portrait du XXIème siècle et en juillet dans la réalité avec la Finale de la Coupe du monde. L’aspect prémonitoire du film comme la réalisation et le scénario ultra-cinématographiques de la finale incarnent parfaitement le chevauchement du cinéma et de la réalité. Cette scène du réel, probablement (en France en tous cas) la plus marquante de l’année, réinvente le cinéma. En 1991, dans Thelma et Louise, Ridley Scott filme en champ contrechamp un dialogue qui va tourner au vinaigre. Susan Sarandon s’apprête à partir mais le cow-boy violeur dit un mot de trop. Elle se retourne et tire. En 2006 donc, on assiste à la même situation entre Zidane et Materazzi. La scène est filmée de profil, Zidane se retourne et s’éloigne mais la caméra méchante garde Materazzi dans le champ, juste au bord. Le mot de trop ; Zidane se retourne et frappe.

Pour conclure cette revue subjective de l’année cinéma, et puisqu’il est question de films et de réel, il peut être intéressant d’évoquer la — peut-être — coïncidence de voir programmée au Centre Pompidou et à cheval sur 2006 et 2007 la rétrospective intégrale d’un grand cinéaste du réel : Jean Eustache. Qu’il adopte le style documentaire pour suivre l’accomplissement d’un rite ou le récit d’une histoire (voir La Rosière de Pessac et Une sale histoire), ou, au contraire, qu’il use de longs monologues théâtralisés (La Maman et la putain), Eustache pose et se pose la question du réel. A la fin d’une année au cours de laquelle le réel a été le sujet, il nous est donc proposé de redécouvrir l’oeuvre d’un homme qui en a fait l’objet de son cinéma. Un cinéma qui permet de contempler le réel au travers du spectre du faux, celui plaqué, copié, sur la pellicule. Dans La Maman et la putain, le personnage de Jean-Pierre Léaud, racontant une anecdote sur un sosie de Jean-Paul Belmondo, conclut en expliquant que le faux était devenu plus vrai que le vrai : "Le faux, c’est l’au-delà !".

En se penchant avec autant d’acharnement sur le réel, dans la dissonnance troublante entre la réalité perçue et celle portée à l’écran, dans la réincarnation totale d’une réalité érigée en icone et dans le désir tremblant de voir le cinéma devenir réel ou bien le réel devenir cinéma, 2006 aura parfois relevé de "l’au-delà".

Personnalités marquantes

George Clooney : George Clooney aura marqué le début d’année 2006 par son engagement politique auprès de deux films : Good night, and good luck (sa deuxième réalisation) et Syriana (de Stephen Gaghan). Figure principal du Hollywood « de gauche », Clooney replace le cinéma américain dans le débat politique actuel, en ces temps où l’administration Bush se fait malmener par des personnalités culturelles fortement appréciées du public. Ses prestations d’acteur et de metteur en scène ont été à juste titre saluées par la presse, et c’est avec impatience que l’on attend son retour à l’écran sous la direction de son ami et compagnon de travail Steven Soderbergh, à travers deux films qui sortiront lors du premier trimestre 2007 : The Good German et Ocean’s Thirteen. Clooney a également deux projets de mise en scène : The Belmont Boys (une histoire de vieux braqueurs qui reprennent du service) et Leatherheads (une romance dans le milieu du football américain des années 1920). Enfin, on le verra à l’affiche de l’adaptation de L’homme qui tombe à pic, ainsi que dans le prochain film des frères Coen (Burn after reading) avec qui il a déjà collaboré à deux reprises.

Colin Farrell : On dit trop souvent de lui qu’il est un mauvais acteur, surtout depuis Alexandre d’Oliver Stone. N’y a t-il pas alors un paradoxe à le voir tourner pour Steven Spielberg, Michael Mann, Terrence Malick, Joel Schumacher et bientôt Woody Allen (Cassandra’s Dream, dont le tournage est prévu pour 2007), autant de grands noms du cinéma contemporain ? En 2006, il tient les rôles principaux de deux des meilleurs films de l’année : Le Nouveau monde et Miami Vice, deux rôles différents dont on trouvera injustement encore à redire, alors qu’ils témoignent d’un certain talent de composition. Lui accorder de l’importance n’est que justice au regard de la confiance que lui témoignent les plus grands cinéastes du moment.

J.J. Abrams : Difficile de mettre un visage sur ce nom encore peu connu. Son seul fait d’armes cinématographique reste Mission : Impossible 3, meilleur blockbuster de l’année 2006 en ce qu’il redéfinit les codes d’un cinéma d’action qui justement se repose sur une écriture plus vive de la violence, du suspense, et des rapports humains. J.J. Abrams est un auteur certainement plus familier des amateurs de séries télé, puisqu’il est le créateur d’Alias et surtout de Lost, la référence actuelle en matière de suspense et d’action. Abrams est un génial scénariste, fer de lance d’un nouvel Hollywood qui viendrait de la télévision, espace de créations sans équivalent depuis quelques années. Sans autre projet cinématographique pour le moment, Abrams va se concentrer sur la quatrième saison de Lost en 2007.

Sofia Coppola : Sofia Coppola était attendue au tournant pour son troisième long métrage et c’est pour cette raison qu’elle fait partie des personnalités qui ont marqué cette année 2006 avec le sublime Marie Antoinette. Présenté à Cannes, le film n’a pas eu le succès escompté et fut même source de regrettables avanies. N’ayant pas obtenu de palme, nous nous devons de rendre hommage à ce film poétique et émouvant qui clôt la trilogie narrative de la transition adolescente-femme.

Alain Resnais : Chaque film d’Alain Resnais est un événement dorénavant. Presque 50 années après Hiroshima mon amour, il signe une l’adaptation de Alan Ayckbourn et obtient le Prix du Meilleur réalisateur lors de la Mostra de Venise avec Coeurs. La réalisation soignée et le portrait que dépeind Alain Resnais des personages à travers cet hymne à l’amour (qu’il soit paternel, charnel, superficiel) en fait l’un des films les plus réussis de 2006.

Martin Scorsese : Voilà 10 ans que Scorsese n’avait pas brillé autant (plus subjectivement 6 ans, depuis A tombeau ouvert) mais le revoilà, enfin. Le deuxième remake de sa carrière (après Les nerfs à vifs) surpasse de loin le très surestimé Infernal Affairs, en y apportant une virtuosité hors du commun. Fidèle à lui-même, la déferlante de violence traduit ce pessimisme quant à la surenchère dans les actes sanguinolents.

Box-office

En 2006, la fréquentation des salles a augmenté d’environ 7,5% par rapport à 2005 pour atteindre près 190 millions d’entrées. Toutefois, si l’on compare les résultats des dix films les plus vus en 2006 et le même classement pour 2005, on remarque une concentration des entrées sur quelques grandes réussites au box-office (50,9 millions d’entrées pour le top 10 2006 alors qu’il n’y en avait eu que 42,1 pour celui de 2005, soit une énorme différence de +17%).

Voici le détail des 10 plus gros succès de l’année en France (en millions de spectateurs) :

  1. Les Bronzés 3 (10,4)
  2. Pirates des Caraïbes 2 (6,6)
  3. L’Age de Glace 2 (6,6)
  4. Camping (5,5)
  5. Arthur et les Minimoys (4,4)
  6. Da Vinci Code (4,2)
  7. Je vous trouve très beau (3,5)
  8. Prête-moi ta main (3,5)
  9. Indigènes (3,1)
  10. La Doublure (3,1)

Et l’équivalent aux États-Unis (en millions de dollars) :

  1. Pirates des Caraïbes 2 (423)
  2. Cars (244)
  3. X-Men, l’affrontement final (234)
  4. Da Vinci Code (217)
  5. Superman Returns (200)
  6. L’Age de Glace 2 (195)
  7. Happy feet (176)
  8. Nos Voisins, les Hommes (155)
  9. Casino Royale (154)
  10. Ricky Bobby, Roi du Circuit (148)

Au vu du top 10 français, nous pouvons nous demander où sont passés les films américains ! En effet, il n’y a pas moins de 7 films français dans le top 10, pour seulement 3 films américains. Cela indique que le cinéma français a dominé 2006, contrairement à 2005... Comme en 2004, c’est un film français qui a pris la tête du box office : Les Bronzés 3, avec plus de 10 millions d’entrées ! Il surclasse ainsi ses concurrents, avec près de 4 millions d’avance sur le second du top. On peut le dire, 2006 est une année reccord, et le top 10 le montre bien. 2007 sera donc un test pour savoir si une nouvelle performance du cinéma français peut être réalisée, ce qui s’annonce difficile avec les très attendues sorties américaines, comme Harry Potter 5 ou Spiderman 3...

En 2006, le box-office USA a généré des recettes totales de 9,46 milliards de dollars, ce qui équivaut à une hausse de 5 % par rapport à 2005 (8,99 milliards). Le box-office 2006 est le quatrième meilleur de l’histoire derrière 2004 (9,54 milliards $US), 2002 (9,52 milliards $US) et 2003 (9,49 milliards $US). Dans le top 10, tout comme le top français, il y a un film qui se détache très nettement des autres, il s’agit de Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit, avec plus de 423 millions de dollars de recettes !Le retour de Johnny Depp dans son personnage de Jack Sparrow est un extraordinaire succès (1er au box-office US et 2ème au français).

Festivals

- 59ème Festival de Cannes : (présenté par Vincent cassel)

Palme d’Or Le Vent Se Lève (Grande-Bretagne) - Un film de Ken Loach Prix remis par Emmanuelle Béart

Grand Prix Flandres (France) - Un film de Bruno Dumont Prix remis par Michelle Yeoh

Prix du Jury Red Road (Grande-Bretagne) - Un film de Andrea Arnold Prix remis par Emmanuelle Seigner et Daniel Brühl

Prix d’interprétation féminine Prix d’interprétation collectif pour l’ensemble de la distribution féminine de Volver de Pedro Almodovar (Espagne) - Ces actrices sont : Penelope Cruz, Carmen Maura, Lola Duenas, Blanca Portillo, Yohana Cobo et Chus Lampreave. Prix remis par Jean Rochefort

Prix d’interprétation masculine Prix d’interprétation collectif pour l’ensemble de la distribution masculine de Indigènes (Algérie) - Un film de Rachid Bouchareb - Ces acteurs sont : Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan. Prix remis par Diane Kruger

Prix de la mise en scène Babel (Etats-Unis) - Un film de Alejandro González Inárritu Prix remis par Marion Cotillard et Tim Burton

Prix du meilleur scénario Volver (Espagne) - Un film de Pedro Almodovar Prix remis par Souleymane Cisse

Caméra D’or 12 : 08 à L’Est De Bucarest de Corneliu Porumboiu (Roumanie) - Présenté à la Quinzaine des réalisateurs Prix remis par Sandrine Bonnaire - Jury Présidé par Jean-pierre Dardenne et Luc Dardenne

Palme d’or du court-métrage Sniffer - Un film de Bobbie Peers (Norvège) Prix remis par Eva Longoria - Jury présidé par Andreï Konchalovsky

Mention spéciale court-métrage Conte De Quartier - Un film de Florence Mialhe Prix remis par Eva Longoria - Jury présidé par Andreï Konchalovsky

- 63ème Festival de Venise :

Lion d’or du meilleur film Sanxia Haoren du réalisateur chinois Jia Zhangke

Coupe Volpi du meilleur acteur Ben Affleck (Hollywoodland d’Allen Coulter)

Coupe Volpi de la meilleure actrice Helen Mirren (The Queen de Stephen Frears).

Lion d’Argent-meilleure révélation Nuovomondo d’Emanuele Crialese

Lion d’Argent-Prix de la mise en scène Coeurs d’Alain Resnais

Prix spécial Jean-Marie Straub et Daniele Huillet, en compétition avec Quei loro incontri, pour l’ensemble de leur oeuvre

Prix spécial du jury Daratt du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun

Prix Marcello Mastroianni du meilleur jeune acteur Isild Le Besco (France) dans L’intouchable de Benoît Jacquot.

Prix du meilleur scénario Peter Morgan (The Queen)

Prix Osella de la meilleure photographie Emmanuel Lubezki pour Children of men du Mexicain Alfonso Cuaron

- 56ème Festival de Berlin :

Ours d’or du meilleur film Grbavica de Jasmila Zbanic

Ours d’argent - Grand prix du jury En Soap de Pernille Fischer (Danemark, Suède) et Offside de Jafar Panahi (Iran)

Ours d’argent du meilleur réalisateur Michael Winterbottom et Matt Whitecross pour The Road To Guantanamo

Ours d’argent du meilleur acteur Moritz Bleibtreu dans Particules élémentaires

Ours d’argent de la meilleure actrice Sandra Hüller dans Requiem

Ours d’argent de la meilleure musique de film Peter Kam pour Isabella de Pang Ho Cheung (Chine)

Ours d’argent de la meilleure contribution artistique Jürgen Vogel, acteur, producteur et scénariste du Libre Arbitre de Matthias Glasner (Allemagne)

Prix Alfred Bauer, du nom du premier directeur de la Berlinale El Custodio de Rodrigo Moreno (Argentine, Espagne, Allemagne)

Prix du meilleur premier film En Soap de Pernille Fischer (Danemark, Suède)

Les meilleurs moments

La richesse d’une année de cinéma c’est aussi le bonheur d’un plan bien trouvé, l’éloquence d’un travelling ou l’intensité d’un regard. Ces instants de grâce qui changent vraiment la vie et notre manière de la voir méritent qu’on s’y attarde. Voici donc un florilège des "bouts" de films qui nous ont marqué cette année. Ils ont pu nous faire rire ou pleurer mais ils n’ont déclenché en nous qu’une pensée : "Vive le cinéma !".

- Le "retour de boite" au petit jour dans Marie-Antoinette
- Le plan séquence sur Penelope Cruz préparant le repas du soir en remontant la rue dans Volver
- La pièce de Lego manquante du Caïman
- Les toits de Libero
- Le champ contrechamp coup de foudre de Miami Vice
- Les gants rouges d’Isabelle Huppert dans l’Ivresse du pouvoir
- L’enfant qui lit dans les boites de céréales dans La Jeune fille de l’eau
- Le retour d’un Scorcese électrisant avec Les Infiltrés
- Les visites immobilières de Coeurs et Quand j’étais chanteur
- L’ouverture de Miami Vice
- Le final de La jeune fille de l’eau
- Le monologue final de Moretti dans Le Caïman
- La performance de P.S. Hoffman dans Truman Capote
- N’importe quel plan séquence de The great ecstasy of Robert Carmichael et Children of Men
- La scène de l’hélicoptère dans le parc à héoliènes dans Mission Impossible : 3
- La déferlante violence à la fin des Infiltrés
- Le plan final de Marie Antoinette
- Marina Hands écoutant son mari et des amis évoquer leurs souvenirs de guerre au début de Lady Chatterley
- Les "fondus à la neige" de Coeurs
- Anthem de Deep Purple dans Requiem
- La chorégraphie de Little Miss Sunshine
- L’apparition du disque à la fin de C.R.A.Z.Y.
- La chanson de Christophe à la fin de Quand j’étais chanteur
- Dujardin chantant Dalida dans OSS 117
- La réplique "Anche libero va bene" dans Libero
- Le "sac à mariage" de Borat
- Hiro Hito confronté pour la première fois de sa vie à l’ouverture d’une porte dans Le Soleil
- La conduite à l’anglaise de Woody Allen dans Scoop
- Le duo téléphoné de Romain Duris et Joana Preiss dans Dans Paris
- La mi-temps de Zidane, Un portrait du XXIème siècle
- Les masques de Inside man et V pour vendetta

Le Top de la rédaction

Ce classement a été réalisé en fonction des tops de chacun des rédacteurs du site dont vous pouvez retrouver le détail ci-dessous :

Thomas Clolus 1. Un Couple parfait 2. Coeurs 3. La Mort de Dante Lazarescu 4. Takeshi’s 5. Le Soleil 6. Les Infiltrés 7. Marie-Antoinette 8. The host 9. Lady Chatterley 10. The Black dahlia

Julien Hairault 1. Le Caïman 2. Les Infiltrés 3. Le Nouveau monde 4. Good Night, and Good Luck 5. Truman Capote 6. The Great Ecstasy of Robert Carmichael 7. Miami Vice 8. La jeune fille de l’eau 9. Mission Impossible III 10. Syriana

Arnaud Hallet 1. Les Infiltrés 2. Coeurs 3. Marie-Antoinette 4. Romanzo Criminale 5. Mémoires de nos pères 6. Transylvania 7. Quand j’étais chanteur 8. Je vais bien ne t’en fais pas 9. C.R.A.Z.Y 10. Vol 93

David Honnorat 1. Le Caïman 2. Le Soleil 3. Les Infiltrés 4. Quand j’étais chanteur 5. La Jeune fille de l’eau 6. Dans Paris 7. Marie-Antoinette 8. Truman Capote 9. Miami Vice 10. Mémoires de nos pères

Jérémie Prioux 1. The Host 2. Destination finale 3 3. Terreur sur la ligne 4. La Jeune fille de l’eau 5. Superman Returns 6. X-Men : l’affrontement final 7. Stay Alive 8. Marie-Antoinette 9. Le Labyrinthe de Pan 10. Secrets de famille

 






A l’occasion de la sortie du dernier film de Jacques Audiard, Un prophète, Fin de Séance vous propose un top 5 consacré aux films de prison.

  1. Down By Law de Jim Jarmush
  2. La Grande illusion de Jean Renoir
  3. Hunger de Steve McQueen
  4. La Grande évasion de John Sturges
  5. L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel

Sans oublier Midnight Express et La Vie de David Gale de Alan Parker, Le Reptile de Joseph L. Mankiewicz, Cube de Vincenzo Natali, et Au nom du père de Jim Sheridan.



Pour profiter des rétrospectives d’auteurs et des reprises des joyaux du patrimoine cinématographique mondial, retrouvez les programmes cinéphiles :

- Séances, la cinéphilie à Paris
- Cinémas indépendants acceptant la carte Le Pass
- L’Institut Lumière à Lyon
- La Cinémathèque de Toulouse
- Le Ciné-Club de Caen

Ces liens vous sont proposés par Fin de Séance, site d’analyse critique des films d’aujourd’hui, n’hésitez pas à nous contacter pour nous transmettre des liens équivalents pour d’autres villes.

Retrouvez également Vodkaster - Le blog de la cinéphilie 2.0



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