Rétro 2008 > Acteurs et cinéastes à suivre
Par Julien Hairault, le 20 décembre 2008 2008 - automne - 17:04
Suite de notre rétro consacrée aux temps forts de l’année (après un premier article sur nos stars de 2008 à lire ici), avec les portraits de six hommes et femmes méconnus il y a encore un an, et qui ont marqué nos esprits ces 12 derniers mois. Retour sur les révélations de l’année, à suivre de près...

Steve McQueen

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Il ne pouvait en être autrement. Pour son premier long-métrage, le britannique Steve McQueen a accouché d’un chef d’œuvre, justement auréolé de la Caméra d’Or au dernier festival de Cannes (qui récompense le meilleur premier film de la compétition). Hunger est une bombe ! Visuellement comme idéologiquement, McQueen a pris des risques. Son film dépasse tout ce que l’on pouvait imaginer. C’est une véritable expérience de cinéma, couplée avec l’accompagnement du spectateur du calvaire de Bobby Sands (Michael Fassbender, lire un peu plus bas). Vidéaste habitué des Musées d’Art Contemporain, Steve McQueen vient de frapper un grand coup pour son entrée dans le septième art. On attend désormais son prochain projet avec une impatience folle...

- Lire l’analyse critique de Hunger

Arta Dobroshi

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Elle est belle et terriblement perturbante dans Le Silence de Lorna, le dernier film des frères Dardenne. A elle seule, elle captive et passionne le spectateur, qui avec elle, descend en enfer. Peu importe que Sean Penn et son jury n’aient pas su voir en elle l’actrice du festival de Cannes, Arta Dobroshi restera pour nous une belle et étincellante révélation dans le paysage cinématographique de cette année.

- Lire l’analyse critique du Silence de Lorna

Jeff Nichols

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Totalement inconnu il y a un ans, Jeff Nichols semble l’être tout autant aujourd’hui encore. Pourtant, son premier film, l’époustouflant Shotgun Stories, est un remarquable coup de maître, et LE film indépendant de l’année. Nichols, comme personne depuis longtemps, a su filmer l’Amérique profonde pour y révéler le drame d’un quotidien sauvage où deux familles se font la guerre. La sobriété de la mise en scène, du jeu des acteurs, et la finesse du scénario suffisent à faire de Shotgun Stories l’une des œuvres les plus importantes de l’année, injustement passée inaperçue à sa sortie. Très discret, Jeff Nichols est toujours à l’heure actuelle sans nouveau projet. On peut revoir son premier film lundi 22 et mardi 23 décembre au MK2 Quai de Scène (en matinée), à défaut de le trouver dans les bacs Dvd, puisque toujours pas distribué sur ce support…

- Lire l’analyse critique de Shotgun Stories

Léa Seydoux

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L’an dernier, il y avait Hafsia Herzi, la géniale muse de Kechiche dans La Graine et le mulet. En 2008, la révélation française s’appelle Léa Seydoux, sublime dans La Belle personne de Christophe Honoré, sous ses airs (ravageurs) d’Anna Karina, où elle séduit Louis Garrel dans un lycée bourgeois de Paris. Egalement à l’affiche de De la guerre, de Bertrand Bonello, Léa Seydoux a été remarqué par Quentin Tarantino, qui lui a offert un rôle dans Inglorious Bastards, actuellement en tournage en Europe.

- Lire l’analyse critique de La Belle personne
- Lire l’analyse critique de De la guerre

Michael Fassbender

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Il avait déjà joué dans Angel de François Ozon. Mais cette année, en incarnant Bobby Sands sous le regard de Steve McQueen dans Hunger, Michael Fassbender a clairement pris une autre dimension. Il restera à jamais comme « l’acteur de Hunger », celui qui pour figurer la grève de la faim du nationaliste irlandais, a perdu 14 kilos pendant le tournage, mettant sa propre santé en danger. Une performance d’acteur digne des plus grands, inclassable, à l’image du chef d’œuvre de McQueen. On a également pu voir Fassbender dans Eden Lake de James Watkins, sorti cet automne. Il sera également à l’affiche de Inglorious Bastards.

- Lire l’analyse critique de Hunger

Ellen Page

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En 2008, Ellen Page était Juno, dans le film du même nom réalisé par Jason Reitman. Véritable sensation du cinéma américain indépendant de l’année, qui succède à Little Miss Sunshine, Juno est un joli petit film bien pensant, qui s’il ne s’impose pas comme l’une des réussites majeures de l’année (parce que trop convenu dans ses effets de style marginaux), souligne toutefois l’extraordinaire talent de la jeune comédienne, née en 1987. Grande gueule, drôle, et pourvue d’un sens de la répartie unique en son genre, Ellen Page demeure l’un des plus beaux visages de l’année, apportant avec elle une bouffée de fraîcheur bienvenue. A suivre…

- Lire l’analyse critique de Juno

Images : © TFM Distribution (Ellen Page) © Becker Films International (Steve McQueen, Michael Fassbender) © Diaphana Films (Arta Dobroshi) © ASC Distribution (Jeff Nichols) © Le Pacte (Léa Seydoux)






A l’occasion de la sortie du dernier film de Jacques Audiard, Un prophète, Fin de Séance vous propose un top 5 consacré aux films de prison.

  1. Down By Law de Jim Jarmush
  2. La Grande illusion de Jean Renoir
  3. Hunger de Steve McQueen
  4. La Grande évasion de John Sturges
  5. L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel

Sans oublier Midnight Express et La Vie de David Gale de Alan Parker, Le Reptile de Joseph L. Mankiewicz, Cube de Vincenzo Natali, et Au nom du père de Jim Sheridan.



Pour profiter des rétrospectives d’auteurs et des reprises des joyaux du patrimoine cinématographique mondial, retrouvez les programmes cinéphiles :

- Séances, la cinéphilie à Paris
- Cinémas indépendants acceptant la carte Le Pass
- L’Institut Lumière à Lyon
- La Cinémathèque de Toulouse
- Le Ciné-Club de Caen

Ces liens vous sont proposés par Fin de Séance, site d’analyse critique des films d’aujourd’hui, n’hésitez pas à nous contacter pour nous transmettre des liens équivalents pour d’autres villes.

Retrouvez également Vodkaster - Le blog de la cinéphilie 2.0



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